texte d'aprèsLes Dramuscules (Glaces, Un Mort, Match, Acquittement et Le Mois de Marie) de Thomas Bernhard de et avecJolente De Keersmaeker, Sara De Roo et Damiaan De Schrijver
mise-en-place Matthias de Koning costumes Inge Büscher assistence costumes Filip Eyckmans lumière Thomas Walgrave traduction en Français Claude Porcell
remerciements à Martine Bom, Gerhard Jäger et Laurence D'Hondt
production tg STAN coproducteurs de la version française KVS/Théâtre National (Bruxelles), Théâtre de la Bastille et Festival d'Automne (Paris)
première le 16 février 2005, Kaaitheater, Bruxelles première de la version française le 17 Octobre 2007, KVS en collaboration avec Théâtre National, Bruxelles
Mais lorsque tout fut advenu, il resta du désordre, et une pièce qui était complètement détruite, et à l'intérieur quatre hommes morts et un nom ! Et une porte sur laquelle était écrit quelque chose d'incompréhensible. Mais vous, à présent, regardez l'ensembe. Tout ce qui s'est passé, c'est nous qui l'avons mis en place dans le temps, selon un ordre précis, aux endroits précis et avec les mots précis qui sont tombés. Et quoi que vous voyiez, pour finir vous verrez ce que nous vîmes: du désordre. Et une pièce qui est complètement détruite, et à l'intérieur quatre hommes morts et un nom. Ou bien, trois hommes qui passent la porte pour mettre en ordre les grandes affaires de l'humanité, et un homme mort qui n'est pas encore mort, et devant lui une porte sur laquelle est écrit quelque chose de compréhensible.
Bertolt Brecht
Jolente De Keersmaeker, Sara De Roo et Damiaan De Schrijver présentent la suite de Tout est calme, une pièce où Thomas Bernhard s'élève contre la suffisance de l'élite intellectuelle et culturelle.
Ces cinq dernières années, STAN a tourné en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en France, au Portugal, en Suisse, en Autriche et en Italie avec les versions néerlandaise (Alles is Rustig) et française (Tout est calme) de la pièce. Au fil du temps, les interprètes ont eu de plus en plus envie de présenter aussi d'autres œuvres de Bernhard.
Au départ, leur choix s'était porté sur Am Ziel (1981), mais ils n'en ont finalement conservé qu'une seule phrase - qui est devenue le titre du nouveau spectacle: ""Redde wie zich redden kan" geen slechte titel"/ « "Sauve qui peut" pas mal comme titre ».
Ils y ont rassemblé plusieurs dramuscules de Bernhard. Encore plus explicitement et impitoyablement que dans Tout est calme, l'auteur dissèque dans ces mini-drames le passé nazi des Allemands, aussi complexe que mal digéré, et la présence latente du fascisme dans notre société.
« "Sauve qui peut" pas mal comme titre » est le deuxième volet de ce qui sera une trilogie Bernhard.