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ven 6 octobre 2017 20:30
sam 7 octobre 2017 20:30
mar 10 octobre 2017 14:00
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ven 20 octobre 2017 20:00
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jeu 30 novembre 2017 20:30
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ven 19 janvier 2018 20:30
sam 20 janvier 2018 19:00
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ven 8 septembre 2017 20:30 Het Theaterfestival

https://www.theaterfestival.be/

jeu 7 septembre 2017 20:30 Het Theaterfestival

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mer 6 septembre 2017 20:30 Het Theaterfestival

https://www.theaterfestival.be/

archief

Pas de performances

deux univers qui sont différents et aussi pareils
deux univers qui partent en quête l'un de l'autre
l'écrivain et le créateur de théâtre
le natif et la personne issue de l'immigration
la rive gauche et la rive droite
le pessimiste et l'optimiste
le croyant et l'athée
le belge et le belge
l'homme et la femme
le garçon et la fille
le drarrie et la collectivité

Qu'avons-nous à nous dire, qu'avons-nous en commun ? Le théâtre. C'est probablement tout. En fait c'est très peu. Ce n'est rien du tout.
Quels sont tes goûts musicaux ? Quels sont mes goûts musicaux ? Nous n'en savons rien.

Qu'est-ce que tu aimes manger ? Qu'est-ce que j'aime manger ? Nous n'en savons rien.
Où est-ce que tu pars en voyage ? Tu me l'as dit un jour, mais je l'ai déjà oublié à moitié. Où est-ce que je pars en voyage ? Au Maroc. Mais ça, n'importe qui doté d'un brin de bon sens pourrait le deviner.
Que pourrions-nous encore avoir en commun ? Ça ne peut quand même pas être uniquement le théâtre.
Non, c'est uniquement le théâtre.

 

alleen trailer

La presse à propos d'alleen:

Dans un monologue grandiose, Sara De Roo raconte une histoire d'amour interculturelle, écrite par Fikry El Azzouzi. alleen est un hommage à la coexistence et la preuve qu'il est possible de couvrir de la djellaba de l'amour même les plus grandes différences. Sara De Roo (…) un naturel émouvant et un incroyable talent de conteuse.

Focus Knack, Jorik Leemans, le 15 juin 2016

En effet, De Roo est entièrement en terrain inconnu. Et en fait, la vulnérabilité de l'actrice exprime parfaitement celle de la jeune fille amoureuse. La voilà en scène, seule, sans micro, une grappe de projecteurs dirigée sur elle, tout comme les yeux de toute une société sont braqués sur Éva parce que son amoureux est marocain. Elle pourrait à tout moment quitter la scène et abandonner, mais elle persiste. C'est bien plus que ce que font la plupart d'entre nous pour plaider en faveur d'une réconciliation. J'ai été ému par alleen. La pièce a éveillé en moi des choses qui sommeillaient. Elle a proposé des réponses à de vieilles questions. Et indépendamment de la question de savoir si les créateurs eux-mêmes sont satisfaits du résultat, cette pièce hybride s'adresse à des gens à qui, autrement, personne ne s'adresse jamais. Mais une tension sous-tend ce récit émouvant, celle de la pluriculturalité. L'esprit de l'échec tel que le conçoivent les grands intellectuels européens. Et cette tension existera et elle continuera à dominer tant que nous croirons que quelque chose (une société, une relation amoureuse, un spectacle de théâtre) peut jamais être achevé.

Kif Kif, Orlando Verde, le 16 juin 2016

C'est beau à voir comment une histoire d'amour banale renferme par la même occasion l'essence même de l'intégration. L'avenir ne dépend pas des grandes révolutions, mais des rapports entre ce jeune homme basané et cette jeune fille blanche. Sans questions.

Gazet van Antwerpen, Ilse Dewever, le 17 juin 2016

Les mails de De Roo et d'El Azzouzi sont impitoyables, tant dans l'introspection que dans leur manière de démasquer la vanité, l'apitoiement sur soi-même, les préjugés ou le sentiment de supériorité de l'autre. Pourtant, dans ce qui ressemble souvent à un dialogue de sourds, une question de De Roo continue à résonner : « Pourquoi est-ce que je cherche la voie vers l'autre côté ? » C'est un condensé de la pièce alleen : une tentative d'arriver sur l'autre rive ou de l'autre côté, à l'extérieur. Et il ne s'agit pas seulement de la passerelle – d'une telle évidence – entre les identités culturelles, mais aussi de celle qui enjambe les barrières entre l'homme et la femme, entre les dimensions personnelle et politique, ou entre le théâtre et le monde extérieur.
En évoluant purement dans le domaine de la fiction, l'urgence serait peut-être restée à distance (« ce n'est qu'une histoire »), mais comme El Azzouzi et De Roo se jettent dans la tourmente en tant que créateurs et en tant qu'individus, il devient impossible d'ignorer qu'il s'agit de l'époque actuelle et que la rencontre entre un auteur belge d'origine marocaine et une actrice blanche au sein d'une compagnie flamande établie fournit un spectacle comme un pis-aller. Dans alleen, tout respire une telle envie, une telle conviction passionnée, quasiment désespérée, qu'une passerelle entre les cultures est possible. Mais en même temps, tout dans alleen expose clairement les nombreux obstacles qui rendent bancale, jusqu'à décourager, une telle passerelle. Tout dépend donc du degré d'optimisme avec lequel on considère ce monologue. alleen démontre que le gouffre est très profond, mais que la volonté est très grande. alleen démontre aussi que la volonté est très grande, mais que le gouffre est très profond.

Etcetera, Evelyne Coussens, le 27 juin 2016

de et avec sara de roo
texte new york fikry el azzouzi
adaptation sara de roo
correspondance fikry el azzouzi et sara de roo

scénographie jozef wouters
lumière hanne dick et tim wouters en collaboration avec thomas walgrave
menuiserie et peinture koen schetske et guy peeters
régie technique tim wouters, hanne dick, bob cornet, tim dinon

soutien dramaturgique jolente de keersmaeker, frank vercruyssen, damiaan de schrijver, sigrid janssens, manon de boer
répétiteur damiaan de schrijver
corépétiteurs renild van bavel, jef schoeters, guy peeters, hector et otta peeters
graphisme ann schoeters

remerciements à
cas enklaar, willem de wolf, steven van watermeulen, clara van den broek, denis van laeken, elsemieke scholte, viviane de muynck, lies schrevens, matthias de koning, nathalie carpentier, majd mardo, kurt van eeghem, sara de bosschere, orlando verde, annelies verbeke et guy peeters

une coproduction de STAN et Monty
création le 14 juin 2016, Monty, Anvers