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Pas de performances
ven 1 déc 2006
20.30
première
Anvers
tg STAN

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sam 2 déc 2006
20.30
Anvers
tg STAN

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ven 8 déc 2006
20.30
Anvers
tg STAN

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sam 9 déc 2006
20.30
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mar 12 déc 2006
20.30
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mer 13 déc 2006
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ven 15 déc 2006
20.30
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sam 16 déc 2006
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mar 19 déc 2006
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mer 20 déc 2006
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ven 22 déc 2006
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sam 23 déc 2006
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jeu 28 déc 2006
20.30
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mer 10 jan 2007
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jeu 11 jan 2007
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ven 12 jan 2007
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mer 24 jan 2007
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jeu 25 jan 2007
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ven 26 jan 2007
20.30
Anvers
tg STAN

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ven 30 mars 2007
21.00
SUM / Some of the Parts
Gand
Vooruit

+32 9 2672828
site web
sam 31 mars 2007
18.00
SUM / Some of the Parts
Gand
Vooruit

+32 9 2672828
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dim 1 avril 2007
18.00
SUM / Some of the Parts
Gand
Vooruit

+32 9 2672828
site web
sam 30 août 2008
22.00
Bruxelles
Kaaistudio's

+32 2 2015959
site web
dim 31 août 2008
19.00
Bruxelles
Kaaistudio's

+32 2 2015959
site web
lun 1 sep 2008
20.30
Bruxelles
Kaaistudio's

+32 2 2015959
site web
mar 2 sep 2008
20.30
Bruxelles
Kaaistudio's

+32 2 2015959
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jeu 4 sep 2008
20.30
Anvers
Monty

+32 3 2389181
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sam 6 sep 2008
20.30
Anvers
Monty

+32 3 2389181
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dim 7 sep 2008
20.30
Anvers
Monty

+32 3 2389181
site web
Vous êtes chez moi. Suis-je chez moi?
J'ai toute la place nécessaire
Pour qu'il n'y ait pas de spectacle
Chez moi.

nusch , en collaboration avec Rosas, est fondée sur les poèmes 'Poésie ininterrompue' (1945) et 'Nusch' (1950) et le recueil de poèmes 'Le temps déborde' (1947) du poète français Paul Eluard, un des plus importants représentants du surréalisme.

Le texte a été composé par l'acteur de tg STAN, Frank Vercruyssen, et Judith Davis. Davis figurait comme actrice dans L'avantage du doute (tg STAN, Paris 2005). La chorégraphie est d'Anne Teresa De Keersmaeker. Frank Vercruyssen assure l'interprétation. La version néerlandaise était dansée en alternance par Anne Teresa De Keersmaeker, Tale Dolven, Cynthia Loemij, Elizaveta Penkova et Taka Shamoto. La version française est dansée en alternance par Anne Teresa De Keersmaeker, Linda Blomqvist, Tale Dolven, Liz Kinoshita, Alma Palacios, Elizaveta Penkova et Sue-Yeon Youn.

Paul Eluard

Eugène Emile Paul Grindel naît le 14 octobre 1895 à Saint Denis, Paris. En décembre 1912, il est forcé d'interrompre ses études et est traité dans le sanatorium de Clavadel en Suisse pour la tuberculose. Là-bas, il rencontre la russe, Helena Dmitrievna Diakonava. Il l'appelle Gala. Le 1er décembre 1913, il publie son premier recueil de poèmes. En février 1914, Gala rentre en Russie et Paul retourne en France. Le 3 août, il est mobilisé et devient infirmier dans un hôpital militaire en Somme. En août 1916, au front de bataille, il publie un recueil de poèmes sous le nom de Paul Eluard, dans lequel il exprime son dégoût de la guerre. En septembre, Gala retourne en France. Ils se marient en 1917. En 1918, leur fille Cécile est née. En 1919, Paul rencontre André Breton et Louis Aragon. Avec eux il formera plus tard, après une courte période Dada, la colonne vertébrale du mouvement surréaliste. En 1926, il devient, comme tous les autres surréalistes, membre du parti communiste. En 1929 Gala le quitte pour Salvador Dali.

Eluard fait la connaissance de Maria Benz, une jeune alsacienne, acrobate et modèle de Man Ray, Lee Miller et Pablo Picasso. Il l'appelle Nusch. Elle devient sa nouvelle compagne et muse. Les poèmes qu'il écrit pour elle sont parmi les plus beaux poèmes d'amour de la littérature française. En 1933, les surréalistes sont expulsés du parti communiste à cause de graves différences d'opinion sur le modèle soviètique. En tant que poète résolument engagé, il se distancie lentement du surréalisme, et en 1938, il coupe les liens avec le mouvement, pour en 1942 retourner définitivement au parti communiste. Choqué par le massacre de Guernica en 1937, il choisit le côté de l'Espagne républicaine et en France s'engage dans la résistance. Entre-temps il s'est beaucoup rapproché de Picasso. En tant que membre d'un réseau clandestin et en tant qu'inspirateur du Comité National des Ecrivains (CNE), il utilise la poésie comme outil de combat contre la cruauté. Pendant la deuxième guerre mondiale il sera un des plus importants Poètes de la Résistance. Il est inscrit sur la liste noire nazie et doit se cacher. Il continue à publier clandestinement des poèmes, par exemple le célèbre 'Liberté' que les Anglais ont dispersé avec des avions partout au-dessus du territoire de la France occupée. Après la libération, Eluard sera célébré en héros en France. Fin 1945 il écrit: 'Poésie Ininterrompue', un long poème dans lequel le poète essaie de tout dire, un résumé poétique, une exploration de la conscience commune, un flot de mots parfois difficile à suivre sur l'exploit humain, avec un seul point de repos, l'amour, personnifié par Nusch.

A peine un an plus tard, le 28 novembre en 1946, alors qu' Eluard est en voyage, Nusch meurt d'une hémorragie cérébrale. D'un jour à l'autre, le monde d'Eluard tombe en ruines. Il écrit 'Le Temps Déborde' dans lequel il geint sa perte. Après la période d'amour et de succès de la libération, suit une période de désespoir et de chagrin, celle-ci ne prend fin que lorsqu'en 1949 il rencontre, Dominique Odette Lemort (1914-2000), sa dernière muse. Elle l'aidera et restera auprès de lui jusqu'à sa mort. Pour elle, Eluard écrit son recueil de poèmes d'amour le plus connu, 'Le Phénix'.

Le 18 novembre 1952 Paul Eluard meurt à l'age de 57 ans d'une crise cardiaque.

Nusch compilatie

Ici, la scène est une table. Elle accueille une danseuse. Le soir de la première, c’est Anne Teresa De Keersmaeker en personne. Par la suite, d’autres danseuses de Rosas prendront la relève. Parfois étendue, comme endormie, parfois assise au bord de la table, ou encore à genoux, penchée vers l’avant dans une pose qui rappelle les sculptures de George Minne ou Wilhelm Lehmbruck, elle exhale la fragilité. Ce corps est tout entier réceptacle. C’est l’écran sur lequel sont projetés les mots. Frank Vercruyssen circule autour de la table, parfois face au public, parfois derrière lui, toujours avec infiniment de naturel. Brisant le carcan poétique de la versification, il en libère des pensées. Elles sont belles, limpides, intenses. Parfois elles fusent trop vite – ou notre cerveau est trop lent – puis s’apaisent, et paroles et pensées épousent le même rythme. nusch est un projet d’une simplicité exceptionnelle. Pur, juste et pertinent. La pièce rejoint le cénacle de ce qui ne se qualifie plus de spectacle, mais de vécu qui perdure. «Du feu, goutte à goutte.»
Du feu, goutte à goutte , De Standaard, Geert Sels, 06/12/06

STAN « met à table » de la poésie avec un haut quotient d’intimité. Le public a littéralement le nez sur l’objet de l’amour d’Eluard. Soudain, la danseuse s’éclipse par la porte, tout comme Nusch, morte d’une hémorragie cérébrale, a disparu sans de la vie d’'Eluard, le laissant plongé dans une douleur et une impuissance qu’il a tenté de traduire en mots dans Le Temps Déborde . C’est aussi le sentiment que STAN arrive à provoquer chez le spectateur : dans ce spectacle, le temps déborde. Et en orbite dans le flot de paroles, nos pensées s’égarent et se recentrent à nouveau. nusch est une petite pause méditative, dont la simplicité constitue la plus-value.
En orbite autour de l'amour , De Morgen, Liv Laveyne, 06/12/06

L'attention passe du corps de la jeune femme aux mots lumineux d'Eluard qu'on a à peine le temps de happer qu'ils filent, bousculés par d'autres. C'est que la femme est au centre du poème, elle est sa source, son objet, son énergie. Le seul repère, la seule lumière, dans un monde qui émerge de la barbarie. Les poèmes d'amour dont sont extraits les passages choisis par l'acteur belge datent de l'après-guerre : à la figure vitale de l'aimée s'opposent la noirceur du monde et le désespoir des temps. Pour le grand poète de la Résistance que fut Eluard, l'amour et la politique sont intimement liés. Et en 1946, lorsque celle qu'il surnommait Nusch, sa muse, meurt brutalement d'une hémorragie cérébrale, alors même qu'il est fêté comme un héros à la Libération, les mots basculent dans le chagrin. La danseuse, elle, a tiré la porte derrière elle.
« Nusch », l'amour virevoltant d'Eluard , Libération, Maïa Bouteillet, 11/02/08

texte d'après Paul Eluard
avec Frank Vercruyssen et en alternance
dans la version néerlandaise Anne Teresa De Keersmaeker, Tale Dolven, Cynthia Loemij, Elizaveta Penkova ou Taka Shamoto
dans la version française Anne Teresa De Keersmaeker, Linda Blomqvist, Tale Dolven, Liz Kinoshita, Alma Palacios, Elizaveta Penkova ou Sue-Yeon Youn

adaptation Judith Davis et Frank Vercruyssen
chorégraphie Anne Teresa De Keersmaeker
traduction en néerlandais Martine Bom

conseil costumes An D'Huys
lumières Raf De Clercq et Tim Wouters
décor STAN et Rosas
avec la participation de Jolente De Keersmaeker

Poésie Ininterrompue et Nusch © Editions Gallimard
Le Temps Déborde © Editions Seghers

production STAN en collaboration avec Rosas

première le 1er décembre 2006, STAN, Anvers
première de la version française le 9 janvier 2008, Théâtre de la Bastille, Paris