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«  Elle parle beaucoup de son père, dit qu’elle sait que le monde est plein de chausse-trapes, et soupire, et se frappe le coeur,
Donne des coups de pieds rageurs pour des riens, dit des choses ambigües
Qui ne portent qu’une moitié de sens. Sa parole n’est rien,
Mais l’usage chaotique qu’elle en fait pousse
Les auditeurs à reconstruire un sens. Ils s’y efforcent,
Et recousent ses mots avec le fil de leurs propres pensées,
Et comme des clins d’oeil, des hochements de tête, des gestes les accompagnent,
En vérité ces mots feraient croire qu’on pourrait deviner,
Rien de certain assurément, mais beaucoup de propos malheureux. » 

(Shakespeare, Hamlet, Acte IV scène 5, un gentilhomme)

 

Quelle est la part d’Ophélie. La part du mythe. La part de la femme. La part de l’actrice, aussi.

Elle est la muse du poète, du peintre, du metteur en scène. 

Elle est souvent enfermée dans un cadre de projections physiques, psychiques, émotionnelles. 

Je veux explorer ce cadre sublime, pour essayer de l'en libérer. Et d’une certaine manière, pour m’en libérer aussi. 

Avec son texte à énigmes, mais aussi en-dehors de son texte. Avec Shakespeare d’abord, bien sûr. Puis tous les auteurs et toutes les autrices qui, selon moi, parlent d’elle. Ou savent la faire parler, directement.

Sa figure sera un prétexte. Pour expérimenter des rapports, des situations, et peut-être rencontrer d’autres héroïnes, de la littérature, du théâtre, du cinéma. D’autres actrices aussi. 

Des suicidées. Ou pas.

Faut-il être tragique, pour être une héroïne ?  

Ce spectacle sera une mutation. 

Une femme quelconque quitte l’enfance. 

Trop tôt, trop tard. Elle réagit. Son corps explose. Sa tête explose. 

Que restera-t-il ? Un cadavre ? De la liberté ? De la joie ?

 

Enfin, je serai « seule avec mes seins, mes cuisses, mon ventre. »
(Heiner Müller, Hamlet Machine). 

de et avec: Georgia Scalliet
en collaboration artistique: Jolente De Keersmaeker
musique, composition: Daniel Scalliet
collaboration dramaturgique: Aurélien Hamard-Padis
costumes: Marie la Rocca
images: Anne Kessler
production: tg STAN
coproduction: Théâtre Garonne (Toulouse), Le Parvis (Tarbes)
première 20 mars 2021, Théâtre dans les Vignes, Toulouse, FR